ENSEMBLE
POUR PROTÉGER ET RÉGÉNÉRER LE VIVANT
La forêt est un écosystème complexe constitué de nombreux acteurs, petits et grands, végétaux et animaux, dans lequel l’homme doit se fondre avec précaution. Ceci est d’autant plus vrai que, comme l’ensemble des milieux naturels, elle est aujourd’hui fortement fragilisée par le changement climatique. Dans ce contexte, gérer de manière équilibrée la forêt est un challenge qui se pense sur le temps long et nécessite expertise, humilité et capacité d’adaptation.
#1. Maintenir des écosystèmes forestiers dynamiques et diversifiés
Entretenir et gérer les forêts :
Les forestiers agissent au quotidien en mettant en pratique les principes d’une gestion durable de la forêt. Ils contribuent ainsi à préserver l’ensemble des fonctions de la forêt : stockage du carbone, habitat pour de nombreuses espèces, espace de promenade et de loisir, diversification du paysage, création d’emplois et production de bois pour notre société et notre économie. La mise en œuvre de ces pratiques a permis de faire doubler la surface de la forêt française depuis le milieu du XIXe siècle.
Préserver la biodiversité :
La préservation de la biodiversité est l’un des piliers de la gestion durable des forêts, ainsi le respect de cette richesse est une préoccupation majeure pour les forestiers. Grâce à la conservation de bois morts et d’arbres vivants à haute valeur biologique, au respect des périodes de reproduction des espèces et de diverses autres pratiques, la forêt est l’écosystème terrestre le plus riche en faune et en flore.
Maintenir la diversité des peuplements :
Les forestiers s’attachent à préserver la diversité des essences d’arbres, précieuse car elle permet de conserver la biodiversité forestière et d’augmenter la résistance des peuplements face aux risques de maladies ou aux tempêtes. Aujourd’hui, la forêt française métropolitaine regroupe près de 200 espèces d’arbres, soit les trois quarts des essences présentes en Europe.
#2. Préserver la qualité des éléments essentiels à la vie
Assurer la qualité de l’eau :
La forêt joue un rôle central dans le cycle de l’eau par son action sur l’importance et la répartition des précipitations arrivant au sol, la dynamique de l’eau dans le sol et les quantités d’eau rejetées sous forme de vapeur dans l’atmosphère. Les interventions en forêt doivent donc se faire dans le respect de ces phénomènes naturels afin de préserver et parfois de restaurer ces espaces sensibles.
Assurer la qualité des sols :
Les sols forestiers jouent un rôle majeur dans la croissance des arbres et contiennent davantage de carbone que les sols d’autres milieux naturels. Ce sont des milieux fragiles qu’il faut préserver lors des interventions en forêt. De bonnes pratiques sont appliquées par la filière comme, par exemples, la définition de zones pour le passage des engins forestiers ou le développement de pratiques alternatives comme le débardage par câble aérien.
#3. Prévenir les risques biotiques et abiotiques
Prévenir les risques d’incendies et de tempêtes :
Outre les actions de sensibilisation et d’acculturation aux risques, les forestiers sont mobilisés notamment dans le cadre du Dispositif de Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI). En Nouvelle Aquitaine par exemple, 42 000 km de pistes sont dédiés à la DFCI et entretenues pour permettre aux services de secours d’intervenir au plus près des départs de feu.
Réduire les risques pour les humains :
La forêt est un puissant régulateur naturel qui protège les sols contre l’érosion, retient les avalanches ou prévient les glissements de terrain et joue un rôle important dans la protection de nos côtes. Par ailleurs, pour faciliter l’intervention des services de secours lors d’un accident en forêt, la filière a développé une plateforme d’identification des points de secours en forêt.
Réduire les risques sanitaires :
En raison du changement climatique et de surpopulations de cervidés, les forêts sont fragilisées à tous les stades de croissance, ce qui implique de mettre en place de nouvelles stratégies d’adaptation (coupes sanitaires, augmentation des prélèvements de gibier…).
Réduire les risques liés aux activités des entreprises :
Conscientes des enjeux environnementaux liés à chaque étape de la gestion, de l’exploitation et de la transformation, les entreprises de la transformation du bois travaillent à réduire leurs impacts en développant notamment la recyclabilité, l’écoconception, en allongeant la durée de vie des produits bois ou encore en développant l’économie de la fonctionnalité.